Le festival

L’association

« Caméra en Campagne » a été créée le 22 janvier 2010 à l’initiative de Ronald HUBSCHER, historien,  professeur émérite des Universités, et spécialiste du monde rural, soutenu par quelques personnes convaincues.

Elle organise les «Rencontres cinématographiques de St Julien en Vercors », ou  » Les écrans de la ruralité. »

Originalité

Ces rencontres ont pour but de faire connaître à un public de divers horizons, le regard porté sur le monde rural par le cinéma, et la représentation qui en a été donnée. Elles veulent susciter une réflexion autour du thème de la ruralité sous tous ses aspects, dans ses rapports dynamiques entre la représentation qui en est faite à l’écran par des cinéastes majoritairement citadins, et la réalité vécue par les habitants des campagnes

Quels films ?

À partir de films sélectionnés en fonction de leur représentativité, des professionnels et des chercheurs débattent avec le public du contenu explicite et latent comme de l’esthétique de l’œuvre, en la replaçant dans l’ensemble de la production du cinéaste. Ils apportent un éclairage sur le contexte social et idéologique du film projeté, comme sur sa signification et sa place par rapport à d’autres réalisations contemporaines.

Quelle représentation du monde rural ?

Véhiculée par la mémoire collective, et largement reprise par les scénaristes et les metteurs en scène, l’image des paysans français  a longtemps balancé entre deux extrêmes : une caricature et une idéalisation outrée; du jacques subversif au poilu rempart de la patrie, du pollueur au défenseur de l’environnement, etc. Il en va autrement du cinéma italien imprégné de régionalisme, ou du cinéma américain dans lequel, pour prendre ce dernier exemple, les « farmers » apparaissent systématiquement comme les dépositaires des valeurs et des grands idéaux de la nation.
Ces «Rencontres cinématographiques» visent à confronter les parentés et les spécificités des œuvres filmiques des différents pays,  concernant par exemple les enjeux autour de l’usage de l’espace rural,  les tensions intra-communautaires, les relations ville/campagneetc. En effet,  la diversité du monde rural impose de ne pas se cantonner uniquement dans un cadre franco-français. Films de fiction et documentaires trouvent ici leur place avec le souci de faire coexister temps passé et temps présent.  Ce festival entend donner une place à de jeunes réalisateurs qui portent  un regard critique ou empathique sur  le monde rural contemporain.

Le bonus

Toutes les projections sont précédées d’une présentation critique de Ronald HUBSCHER, conseiller scientifique directeur des programmes.
Les enfants ont aussi leur place :  2 matinées leur sont consacrées

Les années précédentes

  • 2017  «  Homme/animal, regards croisés »
  • 2016   » Les moissons rouges »   Cinéma des pays communistes et postcommunistes

Quatre-vingts ans de cinéma soviétique, russe, roumain, tchèque, slovaque, hongrois, chinois  s’invitent aux Rencontres cinématographiques, une illustration filmique  peu connue en France des campagnes dans  les pays communistes et post communistes.  Soumis à l’idéologie dominante et à la censure, les metteurs en scène ont pu trouver, en particulier sur le plan esthétique, quelques espaces de liberté à travers lesquels ils ont su montrer leur talent qui s’affirmera véritablement, notamment par la satire, à la chute du communisme. Vision socialiste et post socialiste de la ruralité, les moissons rouges sont aussi  une métaphore et une réalité du sang versé tant en raison de la répression que de la guerre.

Au diable Staline. Vive les mariés (Noces silencieuses) Roumanie
La ligne générale – URSS – Alexandre Dovjenko. 1930. Film muet
Sibériade – URSS – Andrei Kontchalovsky. 1977
Balzac et la petite tailleuse chinoise. Chine 2002 – Sijie Daï.
Soleil trompeur – URSS – Nikita Mikhalkov – 1994
Baboussia  Russie – Lidia Bobrova – 2003
Quand passent les cigognes  URSS 1957 – Palme d’Or Festival de Cannes 1958 – Mikhaïl Kalatozov
Qiu Ju une femme chinoise – Chine – Lion d’Or. Venise 1992 (prix interprétation féminine) – Zhang Yimou
Léviathan – Russie – Grand prix du jury du festival de Cannes 2014 – Andrei Zviaguintsev
Les aventures d’Ivan Tchonkine- Tchécoslovaquie – Jiri Menzel. 1994

 Cafés historiques

«  Gel et dégel : la Russie  de la fin du tsarisme au post-stalinisme » par Ronald Hubscher, historien.

« Héros social dans le cinéma russe et soviétique : entre révolutionnaire et criminel », par Natalya  Shevchenko. Professeure de Russe et d’Ukrainien (Université Lyon II ).

  • 2015  « Le mythe rural et le rêve américain »

True Grit- Ethan et Joël Coen- 2010
Rintintin- Danny Lerner-2007
La rivière rouge- Howard Hawks, 1948

Café historique
Politique et religion dans l’histoire des Etats-Unis de l’Indépendance à George.W. Bush.
Par Olivier Chatelan (université Lyon III)

Winter’s bone- Debra Granik, 2011,
L’homme des vallées perdues- George Stevens, 1953
L’homme qui n’a pas d’étoile- King  Vidor, 1955
Les moissons du ciel- Terrence Malik, 1978
La chevauchée sauvage- Richard Brooks, 1975 )
La ruée vers l’or (Charlie Chapin)  1925
Les Cheyennes- John Ford , 1964

Café historique 
L’image de la femme dans les westerns.
Par Daniel Frison, professeur de cinéma

Le fleuve sauvage – Elia Kazan,1960
Bonnie and Clyde-Arthur Penn, 1967
John Mac Cab- Robert Altman, 1971
Pacific express – Cécil B. De Mille, 1939

  • 2014 : « Champ de bataille. les campagnes et la guerre ».

Les camisards, René Allio, 1971, 90’,
A l’ouest rien de nouveau, Lewis Milestone, 1930,
Vendémiaire, Louis  Feuillade, 1918.

Café  historique
Commémorer, glorifier ou dénoncer? Les monuments aux morts de la Première Guerre mondiale.
Par Pierre-Louis Fillet.

Le sergent York, Howard Hawks, 1941,
La tranchée des espoirs, Jean-Louis Lorenzi,  2004,
Les enfants du pays,  Pierre Javaux, 2006,
La ligne  de démarcation, Claude Chabrol, 1966,
Le sauveur , Michel Mardore, 1971,
Les patates, Claude Autant-Lara, 1969,
Le père tranquille, René Clément, 1946.

Café historique :   » Résistance et collaboration ; changement à vue chez les cinéastes français.  »
Par Ronald Hubscher

Lacombe Lucien , Louis Malle, 1974,
Les honneurs de la guerre, Jean Dewever, 1960
La Ciociara ( la paysanne aux pieds nus), Vittorio de Sica, 1960,
Zone libre, Christophe Malavoy, 2007,
Table ronde  avec des habitants de Dieulefit, le village des « Justes »
Premières neiges, Aida Begic, 2008,

  • 2013 :  » L’enfance villageoise. »

L’apprenti, Samuel Collardey, 2008.
La guerre des boutons, Yves Robert, 1962.
Etre et avoir, Nicolas Philibert, 2002.

Table ronde «L’école à la campagne».

Jeux interdits, René Clément, 1951.
Moi, Pierre Rivière (…), René Alliot, 1976.
Le vieil homme et l’enfant, Claude Berry, 1967.
Pas un de moins, Zhang Ymou, 1999.
L’esprit de la ruche, Victor Erice, 1973.
Padre padrone, Paolo et Vittorio Taviani, 1977.
La PetiteTaupe (dessin animé de 1968, pour enfants à partir de 2 ans).
Le dernier des fous, Laurent Achard, 2007.
Les enfants de Timpelbach, Nicolas Bary, 2007.
Peau de pêche, Jean Benoît-Levy, 1928. MUET.
Le grand chemin, Jean-Loup Hubert, 1987.

Café littéraire : l’enfance.

Les bêtes du sud sauvage, Benh Zeitlin, 2012.
Des temps et des vents, Reha Erdem, 2008.
Le ruban blanc, Michael Haneke, 2009.

  • 2012 : Terres amères, oppressions et luttes dans les campagnes.

Tous au Larzac, Christian Rouaud 2011.
Les Hurdes, terre sans pain, Luis Bunuel 1933.
Les sables mouvants, Paul Carpita 1995.
Antonio das mortes, Glauber Rocha 1969.
La rivière, Mark Rydell 1984. 1900,
Bernardo Bertolucci 1976. Pelle le conquérant, Bille August 1988.
Les raisins de la colère, John Ford 1940.
Jacquou le croquant, Laurent Boutanat 2007.
Plogoff, Des pierres contre des fusils, Félix et Nicole Le Garrec 1980.
Small is beautiful, Agnès Fouilleux 2010.
Gasland, Josh Fox 2010.
La terre, Youssef Chahine 1968.
Cochon qui s’en dédit, J-Louis le Tacon 1979.
La porte du paradis, Michaël Cimino 1980.

  • 2011:  » Les femmes : femmes de la terre, femmes à la terre. »

Y-aura-t-il de la neige à Noël? Sandrine Veysset 1996.
Jacqueline, de A. Chartier.1973.
Henriette, de A.Chartier 1971.
Jeunes filles, de A.Chartier 1952.
La part des choses, de B.Dartigues, 1983.
Bienvenue au gîte, de  Claude Duty,2002.
Faits divers à Paris, Dimitri Kirsanoff 1949.
Le passager de l’été, Florence Moncorgé-Gabin 2005.
Le bonheur d’Emma, Sven Taddicken 2006.
Osama, Sedigh Barmak 2003.
Changement au village, Lester James Peries 1963.
Le mariage de Thuya, Wang Ouan-An 2006.
Les citronniers, Eran Riklis 2008.

  • 2010:  » L’étranger. »

La fiancée du pirate, de Nelly Kaplan, 1969.
Laissé-pour compte, de Jacques Doillon, 1973.
Les Terriens, d’Arianne Doublet, 1999.
Les enfants de Millevaches, de Luc Leclerc du Sablon, 1990.
Une hirondelle a fait le printemps, de Christian Carion, 2001.
Le Christ s’est arrêté à Eboli, de Francesco Rosi, 1979.
Toni, de Jean Renoir, 1934.

Côté pratique

Ces journées se déroulent à la salle des fêtes du village transformée pour l’occasion en salle de projection.

Les séances sont gratuites, mais elles ont un coût ! (les droits de projections coûtent en moyenne 180€ par film). C’est pourquoi, une libre participation aux frais est proposée, ainsi qu’une invitation à soutenir l’association par une adhésion de 10€ minimum.
Une restauration est possible sur place, ou au restaurant du village. Toute l’organisation de ces journées est assurée par une équipe de bénévoles.